Votre ostéopathe expert en posturologie saura analyser votre posture et comprendre vos contraintes posturales pour identifier, prévenir ou soigner toutes les douleurs liées aux troubles posturaux.
Comment un être humain maintient-il une posture debout ou inclinée contre le vent qui souffle sur lui? Il possède bien sûr une aptitude à corriger en temps réel tout écart par rapport à la verticale, maintenant la position érigée : la position debout.
Depuis une centaine d’années, la médecine s’intéresse au Système Postural. Les différents travaux nous amènent à penser ce Système comme un “tout structuré” à entrées multiples ayant plusieurs fonctions complémentaires :
Lutter contre la gravité et maintenir une station érigée,
S’opposer aux forces extérieurs s’exerçant sur le corps en temps réel,
Nous situer dans l’espace-temps structuré qui nous entoure,
- Nous équilibrer dans le mouvement, le guider et le renforcer.
L’origine de la posture humaine
Nous sommes des bipèdes, la station debout représente un exploit neurophysiologique.
Pour le réaliser notre organismes va utiliser différentes sources :
- Les extérocepteurs : nous permettent de nous situer en temps réel par rapport à notre environnement, donnent l’information en temps réel de notre position. Ces derniers sont les yeux, les pieds, la mâchoire, l’oreille interne (appareil vestibulaire).
- Les propriocepteurs : nous permettent de situer les différentes parties de notre corps par rapport à l’ensemble dans une position donnée. Ils indiquent la position des membres dans l’espace, l’état de contraction des muscles, le rythme cardiaque.
- Les centres supérieurs : intègrent les sélecteurs de stratégies, les processus cognitifs et traitent les données des sources précédentes.
La posture correspond à la capacité du corps à contrôler sa position dans l’espace et à adapter le schéma corporel à l’environnement.
Cette dernière n’est donc pas figée. Elle dépendra de notre morphologie, de nos habitudes de vie, de notre état psychique.
Notre corps a la capacité de se maintenir en équilibre statique mais également de bouger. Les actions de maintien de la posture et de mouvement nécessitent que le cerveau coordonne un nombre gigantesque d’actions notamment au niveau musculo-squelettique : maintien de l’angulation des articulations, contraction ou relâchement de certains muscles et modulation de cette contraction, adaptation de la respiration et du cycle cardiaque, etc.
Pour coordonner tout cela, le cerveau va avoir besoin d’un retour d’information en temps réel. Ce dernier est permis par nos capteurs corporels décrits plus haut : les extérocepteurs et les propriocepteurs. Le cerveau va ensuite intégrer ces éléments et déterminer la stratégie la moins coûteuse en énergie afin de réaliser une action ou maintenir une posture.
Qu’est-ce que la bonne posture ?
La posture idéale se caractérise par :
=> de profil : l’axe vertical du corps passe par :
– le vertex (le point le plus haut du crâne),
– l’apophyse odontoïde de C2 (le centre du corps vertébral de la 2ème vertèbre cervicale),
– le corps vertébral de la 3ème vertèbre lombaire,
– et se projette au centre du polygone de sustentation (l’espace que nous avons entre les pieds quand nous sommes debout) à égale distance des deux pieds.
=> de face : différentes lignes doivent être horizontales :
– la ligne bipupillaire (ligne reliant les deux yeux),
– la ligne bitragale (ligne reliant les tragus des oreilles),
– la ligne bimamelonnaire (ligne reliant les mamelons),
– la ligne bistyloidienne (ligne reliant la base des deux poignets),
– la ceinture scapulaire (ligne des épaules),
– la ceinture pelvienne (ligne du bassin).
=> en vue de dessus : il n’y a ni avancée, ni recul d’une fesse ou d’une épaule par rapport à l’autre.
Ces critères définissent la posture idéale, la posture normale, celle qui constitue le référentiel d’étude. Moins de 10% de la population semble correspondre à ces critères (d’après mon expérience sans doute beaucoup moins), néanmoins les sujets présentant ce schéma d’organisation, n’ont quasiment jamais de douleurs.
Posture Normale=Absence de Contraintes, Rapports Harmonieux=Pas de DouleursLa posture idéale est définie ici en position debout.
Dans nos sociétés actuelles et avec le travail en position assise, les gestes répétitifs que nous réalisons tous les jours, nous pouvons introduire le concept de “Bonne Posture”.
Cette dernière pourrait être définie comme celle permettant de s’adapter aux gestes que nous effectuons, consommant le moins d’énergie possible et ne créant pas de troubles fonctionnels.
La “Bonne” posture est, par conséquent, une posture adéquate à l’action en cours et adaptée à votre corps. Elle est donc fonction de chaque individu.
Cas spécifiques: Le poste de travail, le mobilier ne sont pas toujours adaptés à notre morphologie. Aussi lorsque l’on est dans dans les extrêmes (très grand ou très petit), le matériel ou le mobilier n’est pas toujours adéquat dans la mesure où ces derniers sont conçus pour la moyenne morphologique. Ces objets peuvent alors à eux seuls perturber notre équilibre postural et créer des douleurs.
La vie c’est le mouvement.
Le corps et particulièrement le système musculo-squelettique ne sont pas faits originellement pour évoluer en position statique. Ils sont conçus pour le mouvement. Par conséquent, il est important de bouger 80% de notre temps.
Par bouger nous entendons : changer de position régulièrement sur sa chaise, modifier son assise donc trouver le mobilier qui est le plus adapté à soi, passer de la position assise à debout à intervalle régulier.
Le mouvement permet de diminuer les douleurs qui peuvent être causées par les positions statiques prolongées.
Une personne qui s’éloigne trop de la posture idéale, qui n’a pas de “bonnes” postures dans son quotidien, qui n’adopte pas les “bons” gestes en lien avec l’activité réalisée, souffrira de douleurs récidivantes à chaque fois qu’elle réalisera un effort parfois même peu important.
Qu’est-ce que le trouble postural ?
Le trouble postural équivaut au déséquilibre postural. Il s’étudie en position statique.
Ce déséquilibre s’étudie dans les 3 plans de l’espace :
=> le plan antéro-postérieur,
=> le plan frontal,
=> le plan horizontal.
Trouble Statique de profil :
L’occurrence A est normale où idéale. Les autres occurrences correspondent aux 4 principaux troubles de profil.
Dans ce plan, la majeur partie des déséquilibres seront liées à des anomalies podales (du pied). L’appareil manducateur (la mâchoire) participera également à certains déséquilibres constatés.
Trouble statique de face:
C’est au niveau des ceintures que l’on notera plus facilement les perturbations posturales.
Les éléments à relever sont la bascule des épaules et la bascule du bassin.
La bascule de la ceinture scapulaire (des épaules) est liée à la latéralité (le membre dominant).
Généralement, chez le droitier l’épaule droite aura tendance à être plus basse que la gauche. Chez le gaucher c’est le contraire. Les exceptions correspondent à des troubles de la latéralité.
Lorsque les épaules et le bassin basculent dans le même sens, le capteur initialement perturbé est le capteur oculaire (l’œil).
Une cause podale initiale provoque, pour sa part, un déséquilibre du bassin inverse à celui des épaules.
Il pourra par ailleurs exister fréquemment un trouble neuromusculaire et micro-circulatoire dans le membre supérieur (bras) de l’épaule la plus basse.
Trouble statique sur le plan horizontal :
Dans ce plan là, nous étudierons les rotations des épaules et du bassin.
Les contraintes s’exerceront ici en rotation et/ou en torsion.
La rotation de la ceinture scapulaire est fortement influencée par la latéralité (le membre dominant).
En ce qui concerne les rotations du bassin, elles peuvent se faire dans le même sens que celles des épaules ou en sens inverse.
Conclusion : Ces perturbations créent un trouble statique plus ou moins complexe. Ces troubles seront à l’origine d’hyper-contraintes articulaires postérieures et des hyper-sollicitations musculo-ligamentaires.
La statique n’est pas gérée par des muscles isolés, mais par des ensembles de muscles : “les chaînes musculaires posturales”. Toute dysfonction ou dysharmonie de ces chaînes proprioceptives aboutira à des troubles du tonus de posture.
Troubles statiques = Déséquilibre Postural = Contraintes = Douleurs
Quelles sont les conséquences d’un trouble postural ?
Comme énoncé un peu plus haut, les conséquences articulaires vont créer des compensations qui peuvent entraîner :
– une augmentation du seuil nociceptif : les douleurs se créent avec moins de stimulations. Elles sont de plus en plus fréquentes et peuvent gagner en intensité même pour des gestes de la vie de tous les jours ou des actions anodines,
– des tensions musculaires et des douleurs articulaires,
– des douleurs inexpliquées sur l’ensemble du corps,
– des douleurs rachidiennes chroniques (cervicalgies, dorsalgies et lombalgies),
– des instabilités ou des sensations vertigineuses,
– une augmentation des dépenses énergétiques : donc un état de fatigue.
Quelle plus-value pour la prise en charge ostéopathique ?
L’intérêt est majeur. Les problèmes posturaux doivent être abordés en tenant compte de la globalité du corps car ils sont le résultat d’intéractions complexes entre les différents systèmes du corps humain (neurologique, musculo-squelettique, articulaire, proprioceptif, dentaire et orthoptique ou ophtalmologique).
Ces éléments sont primordiaux pour établir un diagnostic étiologique (diagnostic de la cause) et comprendre quelles zones sont en contraintes, pourquoi elles le sont, quelles sont les conséquences de ces contraintes, et ainsi établir le meilleur plan de traitement possible.
Dans le cadre de douleurs chroniques, la transdisciplinarité (intervention de plusieurs professionnels de santé) pourra être mise en place afin de rééduquer certains capteurs posturaux défaillants pour vous soulager sur le long terme.
Lors de chaque séance votre ostéopathe Yanis Arhab gardera cette rigueur et ce raisonnement à l’esprit afin de vous soigner, vous orienter et vous conseiller.
