Les causes et traitements de la sciatique

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Si vous vous demandez ce qu’est une sciatique, quels sont les symptômes de la sciatique (ou les signes pour la reconnaître) et si vous souhaitez faire appel à un ostéopathe posturologue expert pour comprendre le traitement d’une sciatique : vous êtes au bon endroit !

La sciatique est une atteinte courante caractérisée par une douleur qui irradie le long du nerf sciatique, qui s’étend de la région lombaire jusqu’au membre inférieur : cuisse, jambe, et si le trajet est complet, jusqu’au pied.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la sciatique n’est pas une maladie en soi, mais évoque simplement une douleur ressentie sur le trajet du nerf sciatique. Cette dernière est en général causée par une irritation ou une compression du nerf sciatique quelque part sur son trajet.

Les symptômes associés au nerf sciatique peuvent être sensitifs ou moteurs, légers ou sévères, selon la gravité de l’atteinte. Le dos, la fesse, la cuisse, le mollet et le pied sont les régions anatomiques où la douleur est la plus ressentie. La sciatalgie est plus souvent d’origine radiculaire, causée par une hernie discale.

Dans cet article, nous explorerons ensemble le Nerf Sciatique, les conséquences de son atteinte et comment l’ostéopathie peut être utilisée comme traitement efficace pour soulager la douleur et favoriser la guérison.

La sciatique: comprendre son origine

Pour bien comprendre le phénomène de la sciatique, il faut avoir des notions anatomiques concernant le nerf sciatique. Si vous êtes curieux, je vous en dis plus dans mon article “le nerf sciatique pour les nuls”.

Le Nerf Sciatique: définition

Nerf sciatique visualisation ostéopathe

 

Le nerf sciatique est un nerf volumineux (1,5 cm d’épaisseur) qui naît de la jonction de cinq nerfs spinaux (L4 à S3). Il commence dans le bas du dos, traverse la fesse et se rend jusqu’au pied par plusieurs branches.

Lorsque la racine du nerf est comprimée ou irritée, des douleurs, brûlures, engourdissements ou picotements peuvent se faire sentir.

La douleur liée au nerf

Selon le cas, la douleur peut se présenter dans la fesse, derrière la cuisse, sur le côté de la jambe, dans le mollet, au gros orteil… Certaines personnes vont la ressentir uniquement dans le membre inférieur, d’autres vont aussi la ressentir dans le bas du dos.
Au mieux, il peut s’agir d’un inconfort intermittent et vaguement irritant. Au pire, une insoutenable sensation de feu peut rendre la marche impossible.

Bien qu’une compression le long du trajet du nerf soit possible, la sciatalgie est plus souvent causée par une blessure à la colonne vertébrale. Puisque les douleurs sciatiques sont presque toujours associées à une blessure discale (hernie, bombement, amincissement), certaines techniques vertébrales précises sont des techniques de choix pour réduire la pression sur le segment vertébral impliqué.

Conséquences de la sciatique: des douleurs mais pas que!

Le nerf sciatique est un nerf mixte qui possède des racines motrices et sensitives sur cinq niveaux vertébraux. Il est normal que les symptômes varient d’un individu à l’autre.

Mots clefs pour qualifier vos symptômes: 

  • Le terme moteur signifie qu’il permet le mouvement en apportant l’ innervation motrice aux muscles. 
  • Le terme sensitif évoque le fait qu’il permet de ressentir (toucher, chaleur,…)

Les symptômes peuvent être uniquement sensitifs, uniquement moteurs, ou alors les deux. Les atteintes sensitives sont plus fréquentes que les atteintes motrices.

Symptômes liés à cette douleur sciatique

  • Les picotements, fourmillements ou brûlures ressentis lors d’une atteinte sensitive se nomment paresthésies.
  • Les sensations anormales comme la diminution de la sensibilité (hypoesthésies) ou bien l’augmentation de la sensibilité (hyperesthésies) sont des dysesthésies.
  • Une atteinte motrice affecte la force musculaire de la jambe. Elle peut modifier la façon de marcher. Une diminution du volume des muscles (atrophie) est possible lors des cas sévères.
  • Un dermatome est un territoire cutané en forme de bande, innervé par une racine nerveuse. Il est souvent possible de savoir quel niveau vertébral est atteint en suivant le trajet de la douleur ou des engourdissements.

 

 Anatomie sciatique
Les Dermatomes

Puisque les hernies discales lombaires se produisent à 95% entre L4-L5 ou L5-S1, les racines L5 et S1 sont les plus souvent touchées.

  • Une atteinte sensitive de L5 produira généralement des paresthésies à la fesse, sur le côté externe de la cuisse, sur le côté externe de la jambe, sur le dessus du pied et à l’hallux (gros orteil).
  • Une atteinte motrice de L5 produira généralement une difficulté à relever le pied et à relever le gros orteil. Cette atteinte du nerf sciatique est parfois appelée pied tombant ou steppage à la marche.
  • Une atteinte sensitive de S1 produira généralement des douleurs à la fesse qui descendent en ligne droite plus ou moins continue vers le talon. Le côté externe du pied (petit orteil) est aussi souvent touché.
  • Une atteinte motrice de S1 produira généralement une difficulté à marcher sur la pointe de pieds.

Un peu moins fréquente, une radiculopathie de L4 produira des douleurs à l’avant de la cuisse et au niveau du genou. Cette douleur peut aussi se nommer cruralgie.

En Résumé, les symptômes les plus couramment rencontrés sont : 

  • Une douleur dans la région lombaire et / ou dans la fesse, pouvant diffuser dans un des membres inférieurs.
  • Des paresthésies possibles sur le trajet du nerf sciatique : fourmillements, picotements, engourdissements.
  • Une dysesthésie : hypoesthésie ou hyperesthésie sur le territoire nerveux correspondant au nerf sciatique, c’est à dire une sensation anormale, une sensibilité diminuée (hypoesthésie) ou une sensibilité exagérée (hyperesthésie) à une stimulation non douloureuse (au toucher, à l’effleurement, au contact du froid ou du chaud, etc …).
  • Une sensation d’irradiation électrique possible sur le trajet décrit par le nerf sciatique, qui est variable en fonction de la racine atteinte, L5 ou S1.
  • Un déficit moteur possible des muscles innervés par le nerf sciatique pouvant aller jusqu’à la paralysie dans les cas graves : atteinte de l’extension de hanche, de l’extension du genou, de l’extension du gros orteil, de l’éversion du pied, de la flexion plantaire de la cheville.

Les principales causes de la sciatique

Pour qu’un nerf sciatique devienne douloureux, il faut qu’il soit irrité ou comprimé. Cette compression survient le plus souvent au niveau de sa racine nerveuse lors d’une hernie discale lombaire.

Si vous désirez lire davantage à propos des blessures discales, vous pouvez visiter la page hernie discale.

Afin de mieux comprendre la sciatique commune (les cas pathologiques ne seront pas abordés), il est préférable de la diviser en deux catégories.

Les différents types de sciatique :

  1. La Sciatique radiculaire.
  2. La Sciatique non radiculaire.
1- La Sciatique Radiculaire 

C’est la forme la plus fréquente. Elle est aussi appelée vraie sciatique.
Le terme radiculaire signifie simplement qu’une racine nerveuse est impliquée dans le processus de douleur.

Les deux conditions principales pouvant causer une sciatique radiculaire sont la hernie discale et la sténose latérale.

  • Hernie Discale :

=> Compression d’une racine nerveuse :

Comme on l’a vu plus haut, le nerf spinal se compose de deux racines (une sensitive et une motrice) et doit traverser un tunnel entre les vertèbres pour rejoindre sa région cible. Lorsqu’une hernie discale se produit, la proéminence du disque peut comprimer une racine et ainsi générer de la douleur ou de la faiblesse musculaire.

Le nerf spinal est particulièrement vulnérable lors de son passage dans le canal latéral, où l’espace est déjà limité. De plus, la racine sensitive du nerf spinal comporte un petit renflement (le ganglion spinal) qui contient les corps cellulaires des neurones sensitifs. Lorsque comprimée, cette racine peut générer une douleur atroce.

=> L’irritation chimique d’une racine nerveuse :

Dans le cas d’une hernie discale majeure, le disque intervertébral peut se déchirer complètement et laisser échapper du matériel provenant de son noyau (extrusion ou déchirure de grade V).


Le corps va réagir localement en libérant des agents inflammatoires, principalement des cytokines. Ces derniers peuvent irriter fortement les racines nerveuses. Il se produit alors un effet “coup de soleil” : la racine nerveuse irritée chimiquement devient encore plus sensible à la pression, ce qui augmente les symptômes sciatiques. 

Autant vous dire que dans ce cas de figure, la douleur sera d’intensité extrêmement élevée et quasi-permanente.

  • La sténose latérale :

Une autre cause fréquente de sciatique par compression de la racine nerveuse est la sténose latérale. Une sténose désigne simplement le terme rétrécissement.
La sténose latérale correspond donc au rétrécissement du canal latéral également appelé foramen intervertébral. C’est par ce trou que sortent les nerfs spinaux.

Chez les personnes qui avancent en âge, le disque s’amincit, s’érode, les vertèbres se rapprochent, les ligaments s’épaississent et les facettes vertébrales se déforment. C’est ce que l’on appelle la discopathie dégénérative. Il reste donc moins de place pour que le nerf traverse le canal, c’est alors que la compression survient… et que les symptômes sciatiques apparaissent.

2- La Sciatique Non Radiculaire

Lors de son passage au travers de la fesse, le nerf sciatique (qui peut mesurer plus de 15 mm de diamètre) est en contact direct avec plusieurs structures. L’hypertension d’un muscle de la région fessière ou l’inflammation d’une bourse peut causer une compression du nerf et recréer les symptômes sciatiques.


Le muscle piriforme est un muscle qui relie le bassin et le grand trochanter, au niveau de la hanche. Son rôle est de créer un mouvement d’abduction et de rotation externe de la cuisse. Le nerf sciatique passe sous le muscle piriforme (et parfois au travers) avant d’aller rejoindre la partie postérieure de la cuisse.

Une hypertension de ce muscle peut causer une compression du nerf et une douleur généralement localisée au niveau de la fesse. Dans les cas sévères, la douleur peut descendre dans le membre inférieur et mimer une sciatique radiculaire.

Autres origines:

Bien qu’il y ait en ce moment peu de documentation sur le sujet, d’autres structures peuvent aussi causer des douleurs sciatiques. Les bourses de la hanche, mais surtout les muscles jumeaux et obturateur interne, toujours au niveau de la fesse, peuvent causer une compression du nerf et être impliqués dans les cas de sciatalgie.

Précision : le syndrome du piriforme est scientifiquement documenté, mais il faut demeurer vigilant avant de poser ce diagnostic. Les douleurs à la fesse sont inhérentes aux névralgies sciatiques et ne doivent pas fausser l’évaluation. Les douleurs sciatiques non radiculaires demeurent l’exception et non la règle. Une douleur dans la région de la fesse peut très bien être la conséquence d’une discopathie (atteinte du disque) et non la cause du problème sciatique.

Traitement de la sciatique avec l’ostéopathie

Pour traiter une sciatique, l’ostéopathe partira à la recherche de la cause de celle-ci. Il s’agit donc de découvrir la zone où le nerf sciatique est comprimé ou irrité.

  • Avec ses connaissances en anatomie, lorsque le patient décrit ses douleurs, il est relativement aisé pour l’ostéopathe de savoir quelle racine est touchée. Il peut également se baser sur les examens complémentaires qu’a pu effectuer le patient (électromyogramme, IRM, scanner, etc.) ou sur des tests cliniques (signe de Lasègue).
  • Bien entendu, les tests palpatoires ostéopathiques compléteront le tableau.

Le traitement ostéopathique proprement dit portera sur la libération des zones de compression situées aussi bien à l’origine du nerf que sur l’ensemble des structures susceptibles de le comprimer sur son trajet.

Au niveau lombaire

Il pourra être nécessaire de corriger ou de réduire la hernie discale si elle existe. En cas d’arthrose, l’ostéopathe fera en sorte de redonner un bon équilibre postural afin de limiter ses conséquences. Par ailleurs, des lésions ostéopathiques de moindre importance peuvent être à l’origine de l’irritation nerveuse. Une vertèbre lombaire en rotation et en inclinaison, notamment, sera susceptible d’affecter le nerf sciatique. Le traitement vertébral pourra être une manipulation classique ou, en cas de douleur importante, un traitement en technique fonctionnelle.

Au niveau du petit bassin

Les organes du petit bassin qui sont en contact avec le nerf sciatique sont eux aussi susceptibles de le comprimer. Il faudra donc redonner de la mobilité à des organes tels que la vessie, par exemple, pour que celle-ci n’augmente pas la pression sur le nerf. Toutefois, dans cette zone, la structure la plus à même de comprimer le nerf sciatique est le muscle piriforme (de forme triangulaire). Ce muscle, qui s’insère à la face antérieure du sacrum peut être spasmé et va, de ce fait, littéralement compresser le nerf sciatique, d’où la douleur dans la fesse. Cette tension musculaire entraîne le sacrum dans un mouvement de torsion selon des axes bien spécifiques. Les ostéopathes savent parfaitement traiter les torsions du sacrum et les techniques adaptées seront parfois nécessaires pour soulager la sciatique. D’une façon générale, il convient de redonner une bonne mobilité à l’ensemble du bassin.

Au niveau des membres inférieurs

Plus rarement, le nerf sciatique peut être en souffrance au niveau des membres inférieurs. Le thérapeute dans ce cas aura plutôt intérêt à employer des techniques fonctionnelles douces destinées à redonner une bonne mobilité faciale aux muscles. En retrouvant une liberté de mouvement, les muscles vont naturellement décontracter et relâcher la pression qu’ils exerçaient sur le nerf.
Le pied aura une attention particulière et notamment les os naviculaire et cuboïde qui sont le points de départ de chaînes musculaires et auront une influence sur la posture et donc sur le bassin.

Dans le reste du corps

On ne le dira jamais assez, l’ostéopathie est une thérapie holistique. Il est donc évident que si le traitement d’une sciatique passe par la libération des structures qui en sont proches, il doit aussi investiguer les éléments qui, à distance, entretiennent le problème.
Investiguer la sphère crânienne est presque inévitable dans la mesure où le sacrum et les lombaires sont impliqués.
Relâcher les structures au niveau lombaire sans que l’axe crânio-sacré ne soit équilibré sera souvent source d’échec thérapeutique (et pas que dans le cas d’une sciatalgie).
S’assurer que les vertèbres cervicales ne sont pas en lésion ostéopathique est également très important lorsqu’on connaît les liens qui existent entre celles-ci et les vertèbres lombaires.
Toute autre dysfonction susceptible de jouer un rôle dans la sciatique devra bien entendu être traitée, chaque cas étant particulier.

Lors de votre première consultation avec un ostéopathe posturologue, une évaluation complète sera réalisée pour déterminer les causes potentielles de votre sciatique et si un déséquilibre postural existe. Cela inclura un questionnement précis de vos antécédents médicaux et traumatiques, des tests physiques, et une évaluation de votre posture et de votre mobilité.

L’analyse de la posture est primordiale.
Les troubles posturaux (et particulièrement l’Inégalité de Longueur de Membres Inférieurs mais pas que) sont extrêmement importants dans la mesure où ils vont conduire à des contraintes anormales sur les disques (lombaires particulièrement) pouvant favoriser leur usure et donc la formation de hernie. Ils peuvent également entraîner une hyperactivité des muscles du bassin et notamment du muscle piriforme qui pourra aboutir à la compression du nerf sciatique.

La compréhension de la posture permettra d’améliorer les résultats sur long terme et d’empêcher la récidive, car l’origine de la cause de la douleur sera intégrée.

La transdisciplinarité pourra être mise en place avec bien entendu vos médecins (généraliste, rhumatologue et/ou neurologue), votre ostéopathe, un kinésithérapeute et un podologue, afin d’obtenir les meilleurs résultats sur les court et long termes.

Impact sur la qualité de vie

La sciatique peut considérablement affecter la qualité de vie. La limitation de la mobilité, et l’intensité des douleurs peuvent rendre les activités quotidiennes difficiles à accomplir et certaines positions difficiles à maintenir. La douleur chronique peut également avoir un impact sur le sommeil, la concentration et les interactions sociales.

En conclusion, la douleur sciatique peut grandement perturber votre qualité de vie. Cependant, avec une évaluation précise et un traitement approprié, il est possible de soulager la douleur durablement, et ainsi retrouver une meilleure mobilité.

L’ostéopathie offre une approche holistique pour traiter la sciatique, en ciblant (comme toujours) les causes de la douleur et en favorisant la guérison naturelle du corps. 

L’approche posturale est un atout majeur dans la mesure où elle permet de comprendre l’origine des phénomènes en jeu et de pérenniser le traitement dans le temps.

Si vous souffrez de sciatique, consultez votre ostéopathe qualifié pour discuter de vos options de traitement et commencer votre parcours de soins personnalisé

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